
Merci à Jean CAMBON pour le bon accueil donné à ce projet.
C'est un tel succès qu'il doit la rechanter 3 fois, sans micro ni accompagnement. Sa mère, dont le père était originaire de Anzat-Le-Luguet (Puy de Dôme) aime beaucoup la musique auvergnate. Le 14 juillet, ils vont en famille entendre l'orchestre de Martin CAYLA qui joue chaque année place de la bourse.Jean CAMBON remarque sur la scène un garçon de son age déjà très rond, comme lui en culottes courtes, et qui joue de la cabrette avec son bon sourire... C'est Georges CANTOURNET. Jean adore voir et entendre les orchestres. Il lui arrive de monter sur l'estrade pour être près des musiciens, comme il l'a vu faire par d'autres enfants au cours de sa carrière.
Il occupe alors divers emplois : maçon, puis ferrailleur lors de la construction de l'usine Ségédur à Issoire. Par la suite, habitant à Sainte Florine, il travaille dans une mine réouverte pour cause de guerre et qui se nomme "La Taupe". |
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C'est à ce moment là qu'il décide d'utiliser ses talents de chanteur à l'entracte dans les cinémas. Il apprend les rudiments de la guitare et il passe au cabaret "Le Montmartre" à Clermont-Ferrand.
Revenons à l'année 1943 ou il monte un trio avec deux amis : POLESE, accordéoniste d'origine italienne et SZAJNAR dit "Blond Blond" un yougoslave. Ils obtiennent des contrats sur Vichy, Clermont-Ferrand, Saint Etienne et même Montpellier. De nouveau mobilisé, il dois quitter ses amis. Libéré cinq mois plus tard, il reprend ses attractions dans les cinémas où il rencontre Paul CHALIER, récemment libéré lui aussi ; Ils sympathisent et ensemble ils tournent pendant six mois dans les cinémas de Bourgogne (Maçon, Chalon, Dijon, Beaune, etc...) grâce à la voiture qu'il a retrouvée à son retour. Il rejoint ses parents, alors à Vergongheon, puis arrivent le 6 juin 1944, le débarquement des alliés et la libération. Une tournée est organisée par un imprésario de Clermont-Ferrand à laquelle Jean CAMBON participe comme chanteur-guitariste. Ils débutent par Limoges au Cirque-théâtre, l'actuel théâtre de la ville. Ensuite, Guéret où ils affichent complet et ils donnent une deuxième séance. Visitant la ville, Jean est reconnu chez un commerçant qui lui offre un poulet, un cadeau royal !... Les déplacements se font par le train, en wagon de voyageurs ou à bestiaux, selon les places disponibles, rares en cette période de guerre. Ils continuent par Lyon, Saint-Étienne, Bourg-En-Bresse et Lons-Le-Saunier. Ils découvrent dans les campagnes les traces des combats laissées par les chars de l'armée De Latte de Tassigny. Après ce périple, il rejoint ses parents à Vergongheon. |
Il en sera ainsi pendant cinq ans, reprenant chaque hivers ses tournées dans les cinémas, ses tour de chant au cabaret "Le Montmartre" et à Radio Clermont Auvergne où Danièle GILBERT présentera ses dernières prestations sur cette radio. C'est pendant ces hivers qu'après ses passages aux cinémas de Mauriac et Laroquebrou, il part à Albi voir sa famille, puis à Toulouse où il découvre dans le cabaret "Le Speak Easy" la talentueuse Yvette HORNER accompagnée au piano par Georges MALET. L'année suivante, après un passage à Bourges au "Grand Café", il monte à Paris et participe à un concours réservé au jeunes professionnels organisé au cabaret "Le Club Des Cinq" faubourg Montmartre. C'est le grand SAINT-GRANIER qui lui remet le 1er prix : une enveloppe de 5000 Francs de l'époque. Jean CAMBON se marie en 1949 avec une jeune fille rencontré à Trizac. Ce fut le premier mariage des huit enfants de la famille JOUVE. Ce 2 avril fut un grand jour pour eux, et aussi pour tout le village, le père de la mariée étant une figure du pays grâce à son métier de marchand de bestiaux. Le chemin qui les conduits à l'église fut encadré par la foule des grands jours. Devenu chef de famille, Jean se décide à accepter la proposition de son frère aîné de l'aider dans son activité de culottier à Maisons-Laffitte. La musique vient le rechercher en la personne de Louis PEGURI, célèbre accordéoniste, qui le fait participer à ses bals et galas d'accordéon où il rencontre les célébrités de l'époque : Émile PRUDHOMME, Marcel AZZOLA, André ASTIER, AIMABLE, Tony MURENA et Jo PRIVAT. Il passe ainsi "Salle Wagram", à "La Boule Rouge",... Il se partage alors entre ces deux activités.
Après cette période, il signe personnellement un contrat avec la maison "Festival", créant ainsi l"Orchestre Jean CAMBON". Tout en restant fidèle à la musique auvergnate, il imprime peu à peu sa personnalité sans renier jamais l'héritage de Georges.
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Son orchestre est composé maintenant de 7 musiciens dont René JOLY à l'accordéon et Christian BOISSONNADE à la cabrette et souvent, en supplément, 4 danseuses en costume auvergnat viennent ajouter, avec la chanteuse Denise REY, la touche folklorique qu'ils donnent à chaque gala.
En plus d'une centaine de galas par an, des émissions de radio et de télévision, il participe à la tournée "l'Auvergne qui chante" en 1969, 1970 et 1971 qui se déroule tout le mois d'août à travers le massif central Jean CAMBON enregistre également une vingtaine de 45 et 33 tours qui sont devenus par la suite des cassettes et des C.D. |
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Il serait trop long d'énumérer les anecdotes qui ont parsemé ces années, de 1961 à 1981, date à laquelle Jean CAMBON a cru arrêter sa carrière en se fixant à Dax.
C'est au cours d'un de ces étés passés en Auvergne qu'il rencontre son ami Fernand CONSTANTIN, accordéoniste, lui-même ami de Georges CANTOURNET, et ancien chef d'orchestre pour les amicales auvergnates de Paris.
C'est alors qu'une troisième jeunesse s'offre à Jean CAMBON par l'intermédiaire de trois jeunes frères et sœur : Il veux parler des "petits" PHELUTLaura, Sébastien et Frédéric qui sont originaire de Blesle (Haute-Loire) et voient en Jean un grand frère et l'entraînent dans leur sillage, c'est à dire à nouveau dans les bals et galas d'accordéon de Brioude, Parthenay, Aubigny-Sur-Nère, Le Mans,... où je retrouve tant de connaissances. Ils participent à l'animation du célèbre "Bol d'Or des Monédières" à Chaumeil (Corrèze) en 1999. Avec eux il enregistre un CD en hommage à Georges CANTOURNET. Il participe au tournage de 2 vidéos et de 3 CD dont le dernier sera enregistré à l'occasion de la fête de Ledergues dans l'Aveyron qui se révèle être une suite à la fameuse fête de la Fabrèguerie.
Cette biographie lui a souvent été demandée. l'âge venant, il n'a pas osé repousser davantage le plaisir d'évoquer tant de souvenirs... Jean CAMBON dédie cette page à son épouse, à ses enfants et petits-enfants qui durent faire face à ses nombreuses absences dues à sa profession. Il a cependant fait le choix de préserver son univers familial, refusant par là-même certaines opportunités. |
http://pagesperso-orange.fr/mdcn/cambon.htm
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