Poèmes inédits

Il est une apparence qui ne passe pas inaperçue,

Le contour de ton visage se fait rond et voluptueux,et s'illumine quand ton sourire charmant se pose dessus...

Il est un petit bonhomme gentil et affectueux,

Tes petits doigts boudinés nous rendent toutes émulsifiées,

Comme tes mains de nains faîtes pour caresser de petits seins ...

Il est un regard qui fuit sur une silhouette féminine,

Tes yeux s'ouvrent grands et ébahis à l'approche d'une belle fille,

Tel un gamin tu rêves de jouer au grand avec la fille ...

Béatrice Hildebrand  

Pensées

Emues : ce sont nos mains qui, timides, se rejoignent,

Elles se confient tout bas les mots que l'on retient,

Se caressant doucement et le chagrin s'éloigne.  

Complices : ce sont nos yeux qui se voient sans arrêt,

Ils ennivrent nos âmes de toutes nos envies,

En silence nos rêves, partagent leurs secrets.  

Apaisantes : ce sont nos voix au rythme régulier,

Elles se jouent de nous sans vouloir s'arrêter,

En berçant l'attirance en toute liberté.  

Forts : ce sont nos manques qui s'élèvent à l'absence,

Ils livrent en nos coeurs nos désirs frustrés,

 En tranchant dans le vif nos faiblesses et leur sens.

Béatrice Hildebrand

Mon île

Au vent de mes songes t'aimer en clandestine,

Aimer tes baisers à tes lèvres grenadine,

Aimer l'île de tes bras, en faire ma cage,

Aimer la plage de ton corps pour un naufrage.  

Aimer nos doux accords mis à nus, mis à mort,

Aimer la danse de nos coeurs en corps à corps,

Ta peau sable chaud où mes rêves se dévoilent,

Tes mains sur mon corps sont des milliers d'étoiles.  

Plonger dans tes yeux si purs, sans peur,

Entendre ton rire, chants des oiseaux rêveurs,

Voir ton sourire, paroles d'amour.  

A la pluie de mes songes, encore un naufrage,

Quand la lumière sous la porte est ombrage,

Mon île vol de nuit, mon issue de secours. 

Béatrice Hildebrand

 

(poème publié le 22/08/04)

Il

Son regard me pénètre, telle une douce caresse
Il devine de ses yeux, le contour de mes fesses,
Faisant monter en moi un désir grandissant,
Il se joue de mon corps, perceptible et troublant.

Son ombre indiscrète sur chacun de mes pas,
M'enivre et me berce dans le creux de ses bras
Echange muet d'une pulsion quotidienne
Il sait qu'au moindre mot je serai sienne,

Pas besoin d'artifice et d'explication,
Une attirance divine sans complication,
De petits instants volés à la vie,
Complices et sensuels, sans le moindre bruit...

© Béatrice Hildebrand

 

Afrique

(poème publié le 04/03/01)

J'aimerai partir vers toi Afrique,
Sentir l'or de ton sol sous mes pieds,
Entendre le son fantastique,
De ta faute immense m'appeler.

J'aimerai te revoir pays de mon coeur,
Marcher dans ta faune, manger tes fruits,
Sentir en ma bouche cette délectable saveur,
De ta richesse et de ta beauté réunis.

J'aimerai venir à travers tes villages,
Donner à tes petits le bonheur parfait,
Donner suffisamment d'eau au rivage,
Pour que ta nature n'est plus de plaies.

J'aimerai respirer ton odeur suffocante,
Flâner dans ta brousse, entendre tes cris,
Dormir sous ton ciel d'étoiles filantes,
Et me réveiller au son de tes bruits.

J'aimerai chasser à travers ta savane,
Surprendre tes animaux au petit matin,
Regarder le passage des caravanes,
Et sentir ta moiteur au fond de mes mains.

J'aimerai regarder ton soleil tout rouge,
Se coucher derrière tes arbres imposants,
Distinguer tes animaux qui bougent,
Au toucher de ton vent caressant.

Afrique tu me manques,
Je pense à toi en rêvant de ta beauté magique,
Et à tes richesses nombreuses et magnifiques.


© Béatrice Hildebrand

 

Initiales

(poème publié le 19/12/01)

Nuance harmonieuse de charme et d'élégance,
Il répand par son sourire des états d'insouciance,
Comme une présence mystérieuse et captivante,
Offrant aux regards une aura envoûtante.
L'éclat de ses yeux reflète son âme tourmentée,
Avouant à personne ses petits mots désespérés.
Saches bel amour qu'il est difficile de te charmer...


© Béatrice Hildebrand

 

 

Aimer

(poème publié le 01/07/01)

Aimer ce n'est pas sorcier, il suffit de ne pas compter,
Donner sans effort chaque jour, chacun son tour,
Partager les joies, les douleurs et en tirer le meilleur.
Pour toi mon bel amour, je donnerai
Je donnerai mon bel amour.

Aimer ce n'est pas sorcier, il suffit de le désirer,
Offrir son coeur sans retenu, pour un partage absolu,
Tendre la main soudainement, offrir un peu de bien.
Pour toi mon bel amour, j'offrirai,
J'offrirai mon bel amour.

Aimer ce n'est pas sorcier, il suffit d'être éveillé,
Donner à chaque caresse, un peu de tendresse,
Attiser l'envie par des gestes, déboutonner sa veste.
Pour toi mon bel amour, je désirerai,
Je désirerai mon bel amour.

Aimer ce n'est pas sorcier, il suffit juste d'oser,
Donner un sourire, un regard à la lueur d'un soir,
Retenir une main qui s'enfuit vers un autre chemin.


© Béatrice Hildebrand

 

Au revoir

(poème publié le 19/12/01)

J'ai tant rêvé de vous, couché avec votre fantôme,
Caressé votre ombre, marché à l'ombre de vos pas.

J'ai tant aimé de vous, baisé votre divin mystère,
Atténué vos peines, préservé le pouvoir de vos lèvres.

J'ai tant manqué de vous, désiré votre corps,
Demandé vos caresses, guetté le retour de votre coeur.

Qu'aujourd'hui je vous quitte, pars vers un ailleurs,
Pense à d'autres mains, redessine mon demain.


© Béatrice Hildebrand



Noter cette rubrique

9/10 sur 1 vote

Sélectionnez une note puis validez par "Noter"
Commentaire (0)
Aucun commentaire
Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

champ de sécurité

 



Dernière mise à jour de cette rubrique le 07/08/2008