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à l'heure où se tient l'assemblée générale du Syndicat du Haut-Poitou. Ce matin, à Neuville-de-Poitou, se déroule l'assemblée générale annuelle du syndicat des viticulteurs du Haut-Poitou. Une réunion qui devrait être plus animée qu'à l'accoutumée suite aux déclarations de scientifiques qui ont pratiquement appelé à un boycott du vin « augmentant le risque de cancer dès le premier verre ». Quasiment une hérésie au pays de Rabelais, mais qui a trouvé relais à la fois chez la ministre Roselyne Bachelot et une partie des professionnels de la filière. Parmi ceux-ci, Frédéric Brochet, créateur de l'Ampelidae, docteur en œnologie, diplômé de la faculté de Bordeaux, et spécialiste de la chimie dont il emporta les Olympiades régionales il y a une quinzaine d'années : « On ne peut pas jouer avec le feu », affirme-t-il aujourd'hui après avoir, sur son vignoble d'une centaine d'hectares, converti l'ensemble de la production de raisins au biologique : « Ce n'est pas une démarche pour surfer sur la tendance, indique-t-il. Je tiens de mon grand-père qui possédait une petite parcelle, le respect de la terre et je me suis posé des questions à plusieurs égards. C'est la protection de l'environnement, la qualité d'un produit festif qui doit satisfaire le client, le refus du consumérisme, la protection de mes salariés. Oui, il y a urgence à envisager l'avenir d'une autre façon quand on voit les risques que font courir certains fongicides et pesticides aux familles des producteurs et notamment les enfants. » Le premier producteur particulier de vin en Vienne ne se veut pas pour autant seulement procureur : « Le raisonné, même si cela ne s'appuie sur rien, signifie une première prise de conscience, c'est toujours ça. » Mais il plaide pour une philosophie du bio qui va au-delà d'un raisin traité le moins possible aux produits naturels : « Il y va aussi de la survie de la profession. Aux USA, en Allemagne, les géants de la distribution n'acceptent que du vin qui a été analysé avec la plus grande sévérité et s'avère ne contenir aucun résidu dangereux. Or, nous avons des concurrents comme le Chili, qui, grâce aux terroirs et climats bénéfiques, sont particulièrement bien placés dans ce domaine côté blanc. Pour le rouge, c'est encore plus vrai avec les nations du sud. » “ On est ce qu'on mange ” « L'intestin n'est pas un réservoir que l'on remplit comme celui d'une voiture, disent les Américains, pourtant excessifs dans bien des domaines de l'alimentaire. Il nous faut revenir au plaisir du bien manger et bien boire. » C'est dans ce sens qu'au Manoir de Lavauguyot, on a installé des matériels sophistiqués qui font du produit fini non seulement un haut de gamme voluptueux mais aussi une boisson qui, consommée avec modération, ne saurait présenter de risque pour qui le dégustera. Ampelidae et autres vins, de 4 € à 100 € la bouteille suivant crus, cépages, travail et millésime Claude Aumon |
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L 'année 2008 commence dans la douceur et les pluies. Certains jours, le thermomètre a la fièvre et l'on croirait presque le printemps arrivé avec deux mois d'avance. 12 ou 13 degrés, c'est inespéré, jusqu'à ce 26 janvier où le mercure atteint des sommets. Entre 16 et 18 °C du Civraisien au Montmorillonnais, c'est le double des normales saisonnières. Pour Dominique Senon, responsable météo au centre départemental de Biard, le millésime 2008 s'annonce plutôt bien d'autant qu'en février, on conserve des températures particulièrement agréables, souvent au-dessus de 15 et atteignant parfois 17 à 20 degrés sous abri. Avec un soleil généreux, la végétation démarre précocement, les plus superstitieux croisent les doigts. La déconvenue sera d'autant plus forte dans les trois mois qui suivront : « De mars à mai, le temps est pluvieux, le ciel bleu rare et le matin du 7 avril, une gelée qui atteint – 5 °C sous abri cause des dégâts considérables, notamment sur les fruitiers qui débutaient leur floraison. » Juin, mois des orages, ruisselle sous les averses et l'on relève des précipitations rarement vues de Biard à Lusignan, notamment au cours du 24 qui apporte à lui seul plus d'un tiers des pluies mensuelles. Sur la plage abandonnée « Le 9 juillet, avec 1,5 °C enregistré sur Poitiers, on parle de minimale historique. Les campeurs emmitouflés filent vers le sud de la France, ceux qui ont loué regardent, des terrasses des bars, les plages abandonnées. » Août ne vaudra pas mieux, « perturbations qui se suivent et se ressemblent, soleil aux abonnés absents, temps frais ». Septembre tristounet, on frôle le 29 les gelées sous abri à Martaizé ou La Chapelle-Moulière. Un été de la Saint-Michel en octobre, trois petits jours bons à prendre avant une Toussaint de novembre qui s'étale sur tout le mois. Décembre froid, c'est déjà 2009. Avec au rendez-vous le verglas, la neige, le blizzard. La Vienne débute l'année gelée. Claude Aumon |
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Et oui je pense à la retraite, il parait que les travailleurs commencent à y penser encore plus tôt que nous les années 50.
Pour moi ce sera le 1er juillet 2010.
A moi la rando quand je veux, la photo, la vidéo, et tout le reste
Quoi! penser que des personnes veulent travailler jusqu'à 70 ans.
On devrait l'interdire, pour qui que ce soit, même pour les politiques,
Quand on voit tout ces jeunes au chômage, c'est une honte.
Il faudra mettre les anciens au boulot quand il n'y aura plus de chômeur